D’abord, on regardera le verre à moitié plein, car dans le registre offensif, le FCN revient de loin…
> 27 buts inscrits en 22 journées cette saison : certes ce n’est pas la panacée (10e attaque du championnat), mais à l’échelle nantaise il s’agit tout de même d’une petite révolution.
> C’est simple : depuis 2013-2014 et sa remontée en L1, jamais le FCN n’avait dépassé la moyenne d’1 but inscrit par match (1,2 cette saison), après 22 épisodes. Il y a deux ans tout pile, les Canaris fermaient même la marche (20e attaque du championnat), avec 15 minuscules buts inscrits. L’an passé, toujours à la même période, Ranieri était lui à la tête de la … 17e armada de L1 (19 buts marqués), mais aussi d’une formation alors 5e du championnat ! C’est justement là que le paradoxe intervient.
> Depuis l’arrivée de Coach Vahid - qui avait, lui, le sens du but dans le sang - le FCN a su enflammer son public : à 3 reprises, en 7 réceptions en L1, les Jaune et Vert ont empilé au moins 3 réalisations (Toulouse, EAG, OM). Seul bémol : arithmétiquement, mieux vaut gagner cinq fois 1-0 que une fois 5-0, pour faire référence à la claque infligée à Guingamp… Parfois ultra-loquace offensivement donc, Nantes est aussi et surtout resté muet à 3 reprises sur ses 5 dates de L1, en janvier. A plus grande échelle, le FCN a traversé 8 soirées de L1 sans trouver la faille cette saison. Désormais, il faudra donc davantage échelonner les feux d’artifice offensifs.

Coulibaly, l’invité surprise ?

Dans ce registre, impossible de supplanter le si regretté Sala (44% des buts du FCN en L1, avec ses 12 réalisations), mais puisque « la vie continue », comme l’a très justement souligné Valentin Rongier, on attend désormais que d’autres acteurs reprennent l’œuvre d’Emi.
> Waris (3 buts en L1, dont 2 en janvier), semble désormais bien adapté et devra continuer à faire parler son explosivité. Au rayon adaptation justement, Antonio Mance (voir son portrait page 7) sera scruté. Pas simple pour un avant-centre de 23 ans de s’inviter dans pareil contexte, mais le Croate a été choisi par Halilhodzic, qui ne se trompe que très rarement sur les profils humains…
> Et puis, il y a Coulibaly. Arrivé il y a un an et demi, difficile pourtant aujourd’hui de cerner le géant malien. Son match face à l’ASSE est à l’image du personnage : une énigme. Capable de rater des occasions toutes faites face à Ruffier, il a ensuite illuminé La Beaujoire sur un débordement magistral, pour offrir sur un plateau le but de l’égalisation à Waris (signe d’une complicité naissante?). Le concernant, on ne se cantonnera pas à son bilan (1 but en 17 matches de L1), mais davantage aux impressions laissées ces dernières semaines. Le limiter à un simple point de fixation serait réducteur, car il sait aussi se muer en finisseur en ce début d’année (par trois fois consécutivement en Coupe). A Kalifa de calquer cette efficacité en championnat…