Valentin, cette blessure au genou (contractée mi-novembre à Rennes), n’est-elle désormais plus qu’un mauvais souvenir ?
Oui, ça va mieux. Je pense qu’après la trêve de Noël, je pourrais évoluer sans aucune gêne. Quand j’ai repris, j’étais handicapé pour sprinter, pour faire des passes ou des frappes avec le plat du pied. C’était d’autant plus dérangeant au regard de mon profil, car je suis un joueur qui aime bien changer de direction assez rapidement, avoir un centre de gravité assez bas, et donc cela m’empêchait de pouvoir m’exprimer pleinement. Je retrouve désormais de bonnes sensations.

Comment le groupe a-t-il digéré le calendrier tronqué, avec les deux reports consécutifs face à Nîmes puis Montpellier ?
Je trouve cette situation regrettable pour le championnat. Déjà, ce mois est traditionnellement chargé, charnière aussi, et là il le sera d’autant plus. Cette configuration peut pénaliser certaines équipes, je pense notamment à celles ayant réalisé une très belle première partie de saison, et qui n’ont pas forcément un effectif avec une profondeur de banc qui leur permette de faire tourner. Ces équipes-là, comme Montpellier ou Lille, vont être handicapées, mais tous les clubs le seront de toute façon. A mes yeux, il aurait mieux fallu reporter tous les matches sur les journées concernées, car lorsque l’on annule 6 rencontres… Chaque fois, on a préparé le match comme si l’on allait le disputer, on réalisait des entrainements tactiques en fonction des adversaires. Au moment où l’on apprenait les reports, on passait alors à d’autres types de séances. On a bossé avec un peu plus d’intensité, un peu à l’image d’une trêve internationale, pour ne pas perdre le rythme, même si rien ne remplace la compétition, je peux vous le garantir…

Comment envisagez-vous ce mois de janvier, avec la Coupe de France qui s’invite également au calendrier ?
Dans ces périodes-là, on enchaine les matches, et on ne s’entraine quasiment plus. On axe les séances sur de la récupération et du travail tactique. On devra aussi bien se reposer, avoir une hygiène de vie irréprochable ce mois-ci, car on sait que l’on devra réaliser encore plus d’efforts que le reste de l’année. Il y aura aussi une part de chance qui entrera en ligne de compte. J’espère qu’aucun d’entre nous ne subira de pépin physique et que l’on aura tout l’effectif à disposition, car clairement, on aura besoin de tout le monde.

Les indicateurs sont-ils positifs, en vue de grappiller des places en L1, dès ce début 2019 ?
Oui, j’aimerais que l’on puisse viser au-dessus au classement. Décembre a été à l’image de ce que l’on réalise depuis l’arrivée du coach : tout n’est pas encore parfait, mais on sait se montrer solide, il y a de bons signaux sur le terrain. Par exemple, après la gifle à Saint-Etienne (0-3), le groupe a su rebondir face à Marseille (3-2). Cela montre que l’on est capable de réaliser beaucoup de choses, donc il faut s’appuyer sur cet état d’esprit. Je l’ai déjà dit, et je le répète : depuis que je suis pro, c’est l’année avec le meilleur effectif, en termes de qualité, donc ce serait dommage de passer à côté de quelque chose et de ne pas capitaliser là-dessus. Mais je vous rassure : avec le coach, l’objectif reste de gagner tous les matches, que ce soit en championnat, en Coupe de France ou en match amical (sourire) !

En tant que capitaine, cette période de mercato vous inquiète-t-elle, pour l’équilibre du groupe ? Non, car on sait que cela fait partie du jeu. Chaque saison, durant ce marché hivernal, certains partent, notamment ceux qui sont un peu moins utilisés, ou bien ceux ayant réalisé une bonne première partie de saison. D’autres arrivent, c’est le lot des mercatos, et c’est à nous de nous y adapter. Et puis, comme vous devez le savoir, c’est le coach qui a le dernier mot sportivement ! Je suis plutôt serein par rapport à cela, car les décisions du coach et de la direction ne seront pas prises pour pénaliser le groupe, mais plutôt pour apporter encore davantage de qualité.

Les stats de Valentin Rongier sur la phase aller de L1 :
1337 minutes de jeu (4e joueur de l’effectif le plus utilisé)
15 titularisations
1 but
6 tirs cadrés (sur 30 tentatives). 3e Nantais à avoir pris le plus sa chance, derrière Boschilia (33 tirs) et Sala (31)
1047 ballons joués (2e, derrière Lucas Lima)