La D1 est désormais prévenue : cette saison, les Eléphants c’est du lourd ! Au pied du podium au terme de la phase aller, le NMF semble taillé pour rivaliser sur la durée. Manager du club et coach adjoint de l’équipe première, Christophe Benmaza dresse un premier bilan à mi-parcours. Et indique la marche à suivre en 2019 : cap sur les play-offs !  

11 matches, 7 victoires, 2e attaque, 2e défense et une 4e place à la clé : à la trêve, les voyants sont décidément au vert ! 
Effectivement, ces indicateurs invitent à l’optimisme. C’est certain : on aurait signé en début de saison pour pareille feuille de route (sourire)… Paradoxalement, quand on analyse nos 4 défaites (toutes par un but d’écart), on peut pourtant trouver ce bilan rageant. Je pense par exemple au revers face à Accès Futsal, au Vigneau. On s’était procuré la balle de break, on aurait pu tuer le match, mais on l’a laissé filer (3-4). Alors certes, nous sommes dans le bon tempo, mais l’équipe reste encore perfectible, notamment en termes de caractère sur nos phases offensives. On a inscrit 46 buts (seul Accès a fait mieux, 55), mais on manque encore de prises de risques et d’initiatives dans les zones les plus hautes du terrain.

Au-delà de ces ajustements à apporter, quels motifs de satisfaction retenez-vous ?
Attention, la balance globale est tout de même positive, j’en veux pour preuve que l’on méritait même de grimper sur le podium, devant Toulon ! Ce que l’on retient surtout avec le staff, c’est que l’équipe fait preuve de nettement plus de constance. Cette saison, on réussit à imprimer un rythme intéressant tout au long du match, c’est la vraie valeur ajoutée. Les renforts estivaux ont tous apporté, qu’ils soient venus de l’extérieur (Vera, Melki, Mingolo, Guerra) ou issus de notre formation (Bourmaud, Kouch). 
Physiquement aussi, le groupe répond présent. On a marqué 16 buts sur nos deux dernières rencontres en 2018 et les 2/3 de nos buts cette saison ont été inscrits en seconde période. Ce n’est pas anecdotique : l’effectif monte en puissance. On se bat au quotidien pour que les gars deviennent petit à petit de vrais athlètes. On va maintenant travailler pour être à 100% au printemps, si l’on mérite de disputer les play-offs…

Vous ne pouvez plus vous cacher : le NMF entend donc s’immiscer dans la course au titre…
Prétendre au top 4 est un sacré pas en avant. Le classement l’atteste : nous sommes bien positionnés et nous lutterons certainement avec Béthune, le Sporting et Garges pour obtenir ce précieux sésame. La trêve hivernale est tronquée, car la D1 va très rapidement reprendre ses droits. En ce sens, ce début d’année sera capital pour continuer de talonner les 3 formations du podium. En janvier, on va passer un vrai test en accueillant le leader et Champion en titre (KB United). A l’aller, on avait réalisé notre meilleure prestation, et ce match s’était joué sur des détails (défaite 4-3). Cette fois, les contrarier encore davantage nous permettrait d’affirmer notre statut de candidat crédible. Il pourrait clairement s’agir d’un tournant…

Cet élan, le ressentez-vous également dans les autres strates du club, dans votre costume de manager ?
En coulisses aussi, l’institution grandit. En un an et demi d’existence, le NMF a parcouru du chemin et dégage aujourd’hui une véritable identité. Notre projet de formation s’accroit, la prise en charge de nos joueurs est incomparable et les résultats s’en ressentent, à l’image des récentes convocations de Chriraa, Bourmaud, Kouch et Beliard en sélections U19 et U21, ou encore de nos sections sportives scolaires qui se mettent en place. Sur le volet événementiel, notre Mondial Futsal change de visage et fédère de nouvelles énergies, le public adhère. Aujourd’hui enfin, on fait cohabiter 25 partenaires actifs dans notre club entreprises, animés par la fierté de s’associer à la promotion de notre discipline, de nos couleurs.

Mercato
Fernandito débarque dans la cage

Pour remplacer numériquement Jérémie Levesque, qui arrivait en fin de cycle au club, les dirigeants ont opté pour le portier espagnol Fernando Fort Balfagon, qui intégrera l’effectif début janvier, en provenance du club italien de Matera. Agé de 21 ans, il formera donc un tandem avec son compatriote et ainé Juan Carlos Ordonez (37 ans). « Fernando arrive en complément de Juan Carlos, qui monte en puissance, et pourra lui transmettre toute son expérience. Il était important d’avoir un binôme compétitif à ce poste clé. On l’a recruté pour ses qualités techniques, mais aussi pour son profil humain. Il devrait se fondre rapidement dans le groupe », atteste Christophe Benmaza.