Chef de défense, âme forte dans le vestiaire et sur le terrain, Rock Feliho est arrivé de Balingen (Bundesliga) à l'été 2010 avec l'envie de voir le navire nantais prendre la bonne vague. Juste avant Noël, le taulier a décidé de prolonger son contrat pour une année supplémentaire, soit jusqu’en juin 2020. A minima…

 

ll s’en passe des choses, en une décennie de vie. Le capitaine du HBC Nantes n’y a pas échappé, connaissant ses plus fortes émotions de sportif mais également d’homme, depuis son arrivée sur les bords de Loire. « Finalement, je suis désormais un véritable Nantais ! C’est vrai que dans tous les domaines de ma vie, tout a changé ici. Déjà, parce que je suis devenu père… Deux fois. Mes garçons sont tous les deux nés ici, ce qui m’ancre encore plus dans cette ville que j’aime beaucoup. J’y ai acheté ma maison aussi. Et puis, même si j’ai eu des propositions, Nantes a toujours été ma priorité. »
Il y a, bien sûr, eu cette minuscule parenthèse estivale du côté de Toulouse en 2012, rapidement refermée suite à des soucis financiers pour le FENIX. De quoi finalement écrire pour ce guerrier (élu à 4 reprises meilleur défenseur de l’élite !) une longévité exceptionnelle dans le milieu professionnel. « Effectivement, c’est assez rare… Et cela n’était pas spécialement prévu. Je savais toutefois que le club allait devenir quelque chose de grand. J’étais venu pour ça, même si honnêtement je ne pensais pas que cela durerait aussi longtemps entre le H et moi (rires) ! Vu mon poste, j’ai bien conscience qu’à 36 ans je suis en forme, que j’ai été relativement épargné et ça, c’est aussi une question de chance… Un mec qui te tombe sur le genou, tu ne peux pas contrôler. Pour le reste, je pense avoir fait tout ce qu’il fallait pour être capable de tenir mon rang, encore. »
Aucune lassitude donc, pour celui qui est devenu défenseur exclusif, alors qu’à son arrivée il lorgnait encore… du côté de la cage adverse. « Je suis fier de me dire que je serai en passe d’entamer une dixième saison ici. Il a toujours fallu se mettre au niveau, progresser, évoluer et m’adapter individuellement pour l’équipe. Mais ce sont justement tous ces challenges qui m’ont donné cette envie de durer. L’autre moteur fut également cette ferveur grandissante autour de nous…»
Le poison des pivots adverses, dont il garde pour certains une tendresse particulière, n’a donc pas fini de poser des problèmes aux générations prenant la suite des Issam Tej et Grégoire Detrez...