Le top joueur : Valentin Rongier
Appelez-le désormais le « Verratti nantais » ! De joueur prometteur, il a basculé dans la catégorie des « Fuoriclasse », pour rester dans le registre italien. Impeccable à la récupération, maestro dans l’impulsion, il a été le maillon fort, à la droite de Capt’ain Gillet. Du haut de son 1,72m, il voit juste, vite. Une clairvoyance palpable tout au long de ses 2162 minutes en L1 (31 matchs), doublée d’une efficacité par séquences. A Metz (1-1) puis à Lyon (2-3), son numéro 28 a scintillé sur ses 2 réalisations, inscrites en dehors de la surface. Mais son atout numéro 1 reste sa combativité, lui le meilleur tacleur des 5 grands championnats européens, avec 5,4 tacles par match et 73% de réussite, juste devant…Casemiro. A 22 ans, Rongier est déjà labellisé « taulier ».

 

La révélation : Léo Dubois
Même trajectoire, même espoir. Comme son acolyte, il appartient à cette génération 1994, biberonnée à la Jonelière. Deux « diamants » de la formation, qualifiés d’orfèvres sur le pré. Pour sa première saison pleine en L1 (36 matchs), le natif de Segré s’est mué en coéquipier en or brut. Dans son couloir droit, il a avalé les kilomètres, pour gonfler son apport offensif. Surtout, Léo a rimé avec cadeau, lui qui offert 7 passes décisives en championnat. Dans le top 10 des « altruistes » de l’élite, il a clairement franchi un palier. Sans conteste l’invité surprise, au rayon indéboulonnable.

 

Le goleador : Emiliano Sala
12 buts, 5 à l’extérieur et…7 à la maison ! De mémoire d’abonné, on n’avait plus vu pareille efficacité depuis le début du millénaire. L’avoir sur le dos, c’est un poison. Et l’avoir dans son camp vire à la moisson. Arrivé à l’été 2015, Sala aura donc attendu sa 2e saison nantaise pour devenir un buteur à 2 chiffres. Et accessoirement doubler son rendement d’un exercice sur l’autre (6 buts l’an passé). Guerrier dans l’âme, l’Argentin a frappé à 12 reprises (30% des buts du FCN en L1) : cela faisait 16 ans qu’un Nantais n’avait pas été aussi prolifique dans l’élite (Monterrubio en 2001, 12 buts). Goleador !

 

Le tournant : Lyon, le fiasco de trop
30 novembre 2016. Un instantané qui restera comme le point noir de cette saison. René Girard vit là ses dernières heures sur le banc, et assiste – impassible – au déchainement lyonnais. Tolisso, Lacazette, Valbuena : les Gones infligent la pire déroute de l’histoire du club, ici, au Stade Louis Fonteneau (0-6). En lambeau, le FCN va alors activer le mode « sursaut », d’abord par intérim avec Mao, puis par magie avec Conceição. De cet accident a découlé un spectaculaire redressement. Et Nantes a grapillé 12 places au classement.

 

L’image : La Beaujoire, (enfin) territoire de victoire
Fin décembre, des aficionados de la Loire aux VIP, des Tribunes Erdre à Océane, on rit jaune. En 10 matchs joués à la maison, les protégés du peuple nantais ont assisté à 4 revers, 3 nuls, pour 3 petites victoires. Famélique, comme le nombre de buts ligériens, qui se compte sur les doigts d’une main (5). Réputée dans l’Hexagone pour son accueil, Nantes veut que cette hospitalité se stoppe net aux grilles de son stade ! Sur les 9 derniers matchs de L1 « at home », la volte-face est substantielle, avec 16 points glanés (5 victoires, 1 nul et 3 défaites). Certes Paris, Nancy puis Bordeaux sont repartis avec les 3 points, mais à défaut d’être imprenable, La Beaujoire fait plus qu’amende honorable. Et surtout, les décibels sont montées à 14 reprises, sur des buts nantais !

 

Le frisson : l’OM à la maison
Où étiez-vous le 12 février ? Un indice : le thermomètre affichait ce soir-là 6 degrés, mais 32 471 fans ont vite réchauffé l’atmosphère. En feu, la Beaujoire a vécu à l’occasion de la 25e journée de L1 un vrai beau moment. De ceux qui mêlent fusion, tension, et finalement communion. Après 20 minutes, le FCN mène déjà 2-0 face à l’OM, Diego Carlos puis Stepinski ayant attisé la frénésie. Après une première période référence, Riou and co subiront davantage, mais tiendront, pour finalement faire plier les Olympiens (3-2). 5 buts, pour une soirée 5 étoiles. La seule, l’unique où les Canaris seront venus à bout d’un membre du « Big 5 ».

 

Le fait : La Bretagne redevient jaune et verte !
Depuis la saison 2003-04 (47 buts inscrits), jamais plus Nantes n’avait atteint la barre des 40 réalisations en L1. Comme un symbole, Sala a mis fin à la malédiction face à Guingamp (4-1), pour terminer sur ce chiffre rond. On rembobine et cela fait donc 13 ans…comme le laps de temps coupé de toute hégémonie régionale. A l’ouest, le FCN a longtemps laissé ses voisins dans l’ombre. Une tendance lourde, immobilisée un soir de mai 2004. Depuis cette date, Rennes a pris le leadership à 9 reprises dans « le Championnat de l’Ouest », talonné par intermittence par Lorient (3 « sacres »). Et puis vint cette récolte 2017.  7e au photofinish, Nantes a retrouvé la pole position localement, en devançant Rennes (9e), Guingamp (10e), Angers (12e) et Lorient (18e, relégué). Alors, c’est qui le patron breton ?