La mauvaise opération du jour est pour Idec Sport qui a vu Macif prendre le large et Sodebo grignoter du terrain derrière. Juste derrière même, puisque l’équipage de Thomas Coville ne comptait plus qu’une douzaine de miles de retard à 17h, ce vendredi. « L’élastique s’est détendu en notre défaveur, a reconnu Francis Joyon. Avec de faibles écarts, nos étonnantes machines ont tôt fait de redistribuer les cartes. Il va encore se passer des choses durant les trois prochains jours. D’autant que

Bon, qu’on se le dise : The Bridge n’a de course que de nom si on inclut le Queen Mary 2 dans la liste des engagés ! Parti en même temps de Saint-Nazaire dimanche, le paquebot n’a rien laissé aux quatre Ultimes qu’une vue imprenable, au début du moins, sur sa poupe et les remous qui s’en échappent, avant de prendre le large avec une avance aussi confortable que logique. Surtout, l’énorme navire et ses 160 000 tonnes ne s’embarrassent pas avec les éléments…

Là où on attendait des conditions un peu plus musclées sur le grand banc de Terre-Neuve, où les 3000 mètres de profondeurs grouillent de mammifères, c’est finalement sur une mer d’huile qu’a glissé le Queen Mary 2 toute la journée de ce mercredi, le tout sous un généreux soleil, ce qui ne gâche rien ! L’Atlantique nord n’étant pas réputée pour être aussi hospitalière, ce fut une agréable surprise pour tous les passagers…

Ils ne naviguent pas à vue mais, posés sur le gigantesque terrain atlantique, Idec Sport (Francis Joyon) et Macif (François Gabard) évoluent presque bord à bord. Plus précisément en parallèle, avec une allure confortable de 30 nœuds pour les deux. Mais les positions sont loin d’être figées, notamment à l’approche d’une zone sans vent qu’il faudra contourner. Une pétole en guise d’arbitre que Joyon et son équipage paraissaient, mardi soir, mieux armés pour la dompter, ayant choisi une trajectoire légèrement plus au sud, donc a priori plus favorable, avant de fondre sur les cotes américaines.

Dans l’immensité de l’Atlantique, ils sont quatre à se tirer la bourre derrière le Queen Mary 2. Loin derrière même, puisque celui-ci ouvre la route avec plusieurs heures d’avance et c’est tout à fait naturel. Dans son sillage, le quatuor n’a pourtant pas joué la dispersion, faute d’option alternative pour trouver la bonne fenêtre. C’est donc vers le Nord que Francis Joyon (Idec Sport) s’est dérouté pour attraper les vents favorables, talonné par François Gabard sur Macif, qui, hier vers 18h (heure française) suivait à moins de 9 miles.

Voilà plusieurs minutes qu’il faisait des ronds dans le ciel, tel un aigle surveillant sa proie au sol. Et puis, à 19h, il a mis le cap sur l’océan, presque piqué du nez. Il a d’abord survolé le pont de Saint-Nazaire, dans un brouhaha de feux d’artifice tricolore, avant de fondre sur le Queen Mary 2. L’immense Airbus A380 ne pouvait rater l’évènement de l’année, sans doute du siècle ! Quand le prestigieux paquebot sorti des chantiers navals nazairiens au début des années 2000 rencontre le dernier fleuron de l’avionneur européen né, entre autre, dans deux usines ligériennes, on ne sait plus trop où donner de la tête.

De Nantes aux portes de l’Océan

Ce n’est pas encore le grand large mais le grand fleuve qui s’est ouvert devant eux. Ce jeudi soir, les quatre trimarans Ultimes qui s’élanceront dimanche dans la course The Bridge ont remonté la Loire depuis Nantes, où ils sont restés amarrés une petite semaine, jusqu’à Saint-Nazaire, d’où ils s’élanceront pour mettre le cap sur New-York. Avant d’affronter l’immensité de l’Atlantique, les skippers et leur équipage ont donc pu s’offrir un savoureux bain de foule tout au long de leur court périple vers l’estuaire, toute voile repliée.

Pour son année de retrouvailles avec la maison violette après 3 saisons montpelliéraines, le gardien de but s’est régalé. Brillant lors de la finale de Coupe de France, il passe au crible les moments clé de ces dix derniers mois de folie.                                                                   par Gaëlle LOUIS

 Août : préparation estivale

Le groupe s'est tout de suite trouvé. Et a très bien vécu ! Il y avait plein de caractères différents, mais dès le stage à Mûr-de-Bretagne, il s'est créé une cohésion au-delà de l'habituel. Cet esprit très joueur, très conquérant, on l'a senti d'entrée. On était heureux comme des gosses à aller gagner des tournois de préparation - qui dans l'absolu n'apportent rien d'un point de vue comptable dans notre saison - en Espagne et en Allemagne.