Plus jeune capitaine de L1 (à 24 ans), Valentin Rongier a enfilé le brassard cet été et les responsabilités qui vont avec. A Nantes, il incarne la formation, mais aussi l’ambition. Fin décembre, en conférence de presse, le poumon du dispositif jaune et vert s’est projeté sur ce qui attend le FCN au cours d’un mois de janvier… ultra cadencé ! Souriant, mais aussi armé de son franc-parler caractéristique.

Valentin, cette blessure au genou (contractée mi-novembre à Rennes), n’est-elle désormais plus qu’un mauvais souvenir ?
Oui, ça va mieux. Je pense qu’après la trêve de Noël, je pourrais évoluer sans aucune gêne. Quand j’ai repris, j’étais handicapé pour sprinter, pour faire des passes ou des frappes avec le plat du pied. C’était d’autant plus dérangeant au regard de mon profil, car je suis un joueur qui aime bien changer de direction assez rapidement, avoir un centre de gravité assez bas, et donc cela m’empêchait de pouvoir m’exprimer pleinement. Je retrouve désormais de bonnes sensations.

Comment le groupe a-t-il digéré le calendrier tronqué, avec les deux reports consécutifs face à Nîmes puis Montpellier ?
Je trouve cette situation regrettable pour le championnat. Déjà, ce mois est traditionnellement chargé, charnière aussi, et là il le sera d’autant plus. Cette configuration peut pénaliser certaines équipes, je pense notamment à celles ayant réalisé une très belle première partie de saison, et qui n’ont pas forcément un effectif avec une profondeur de banc qui leur permette de faire tourner. Ces équipes-là, comme Montpellier ou Lille, vont être handicapées, mais tous les clubs le seront de toute façon. A mes yeux, il aurait mieux fallu reporter tous les matches sur les journées concernées, car lorsque l’on annule 6 rencontres… Chaque fois, on a préparé le match comme si l’on allait le disputer, on réalisait des entrainements tactiques en fonction des adversaires. Au moment où l’on apprenait les reports, on passait alors à d’autres types de séances. On a bossé avec un peu plus d’intensité, un peu à l’image d’une trêve internationale, pour ne pas perdre le rythme, même si rien ne remplace la compétition, je peux vous le garantir…

Comment envisagez-vous ce mois de janvier, avec la Coupe de France qui s’invite également au calendrier ?
Dans ces périodes-là, on enchaine les matches, et on ne s’entraine quasiment plus. On axe les séances sur de la récupération et du travail tactique. On devra aussi bien se reposer, avoir une hygiène de vie irréprochable ce mois-ci, car on sait que l’on devra réaliser encore plus d’efforts que le reste de l’année. Il y aura aussi une part de chance qui entrera en ligne de compte. J’espère qu’aucun d’entre nous ne subira de pépin physique et que l’on aura tout l’effectif à disposition, car clairement, on aura besoin de tout le monde.

Les indicateurs sont-ils positifs, en vue de grappiller des places en L1, dès ce début 2019 ?
Oui, j’aimerais que l’on puisse viser au-dessus au classement. Décembre a été à l’image de ce que l’on réalise depuis l’arrivée du coach : tout n’est pas encore parfait, mais on sait se montrer solide, il y a de bons signaux sur le terrain. Par exemple, après la gifle à Saint-Etienne (0-3), le groupe a su rebondir face à Marseille (3-2). Cela montre que l’on est capable de réaliser beaucoup de choses, donc il faut s’appuyer sur cet état d’esprit. Je l’ai déjà dit, et je le répète : depuis que je suis pro, c’est l’année avec le meilleur effectif, en termes de qualité, donc ce serait dommage de passer à côté de quelque chose et de ne pas capitaliser là-dessus. Mais je vous rassure : avec le coach, l’objectif reste de gagner tous les matches, que ce soit en championnat, en Coupe de France ou en match amical (sourire) !

En tant que capitaine, cette période de mercato vous inquiète-t-elle, pour l’équilibre du groupe ? Non, car on sait que cela fait partie du jeu. Chaque saison, durant ce marché hivernal, certains partent, notamment ceux qui sont un peu moins utilisés, ou bien ceux ayant réalisé une bonne première partie de saison. D’autres arrivent, c’est le lot des mercatos, et c’est à nous de nous y adapter. Et puis, comme vous devez le savoir, c’est le coach qui a le dernier mot sportivement ! Je suis plutôt serein par rapport à cela, car les décisions du coach et de la direction ne seront pas prises pour pénaliser le groupe, mais plutôt pour apporter encore davantage de qualité.

Les stats de Valentin Rongier sur la phase aller de L1 :
1337 minutes de jeu (4e joueur de l’effectif le plus utilisé)
15 titularisations
1 but
6 tirs cadrés (sur 30 tentatives). 3e Nantais à avoir pris le plus sa chance, derrière Boschilia (33 tirs) et Sala (31)
1047 ballons joués (2e, derrière Lucas Lima)

Co-président avec Hervé Maura, Jean-Marc Allègre vit avec bonheur la montée en puissance de son club. En veillant, toujours, à conserver l'identité d'un Stade Nantais qui, après avoir essuyé des tempêtes par le passé, a de bonnes raisons de voir pointer le soleil à l'horizon.  

2019 sera, sur et hors terrain, une année dense... Une vitrine idéale pour le club ?

Le rugby aura évidemment une place particulière en 2019, avec la Coupe du Monde au Japon. Tout le monde a aussi l'œil déjà rivé sur 2023, puisque cela se tiendra en France, et que quatre ans, cela passe vite (sourire). Pour ce qui est de Nantes, en 2019 la ville aura le plaisir d'accueillir le Congrès annuel de la FFR (les 28 et 29 juin). Sur cette édition, 2200 représentants de la Fédération française de rugby viendront débattre des grandes questions et évaluer les forces en présence. A notre échelle, nous savons que nous possédons des éléments très moteurs sportivement, mais il faut y associer les axes financiers et structurels. Et je pense que sans ce dernier, les deux autres, aussi bien portants soient-ils, ne peuvent être suffisants...

Se structurer, c'est sortir de l'amateurisme en somme.

Oui, il n'y a rien de péjoratif dans le mot “amateurisme”. Sauf que pour passer un cap, pour répondre, aussi, à un cahier des charges extrêmement exigeant dès la Pro D2, il faut passer par cette étape. Notre ambition avec Hervé (Maura), depuis plus de deux ans, est de faire avancer le club, pas de stagner. D'où le choix de passer en Société par Actions Simplifiée en janvier.

Qu’en est-il de votre qualité d'accueil, à savoir votre stade… et le projet Beaujoire ?

La Beaujoire, c'est très bien... mais cela voudrait dire en post-Mondial 2023... c'est à dire dans presque cinq ans ! Si d'ici deux ans nous étions amenés à monter en Pro D2, nous ferions comment ? Un dossier a été déposé pour la réalisation de travaux à Laporte. Notre frein numéro 1 est l'éclairage, d'où le fait que nous n'ayons pas pu être télévisé contre Dax, rappelons-le...

« La Beaujoire, c’est très bien, mais cela voudrait dire en post-mondial 2023… »

Quels sont les axes de développement ?

Notre leitmotiv est de porter haut un jeu, une identité nantaise, de faire la part belle à la formation. Et je peux vous assurer que nous voyons émerger d'excellents éléments chez nos jeunes. On se rend bien compte que pour plus de solidité, il nous faudrait un leader à l'avant et un autre à l'arrière. On s'est tous retrouvé orphelins de « Fede » (Federico Negrillo, l’Argentin emblématique de retour au pays cet été) mais cela n'a pas empêché le groupe de se construire avec force. On a vraiment foi en nos choix, il n'y a pas de brebis galeuse. Des choix humains ont été effectué : il n'y a pas d'affect de circonstance.

L'avenir se dessinera donc sur le même modèle que l'actuel concernant le recrutement... y compris en cas de montée ?

Complètement. Regardez : à notre arrivée, on a sauvé notre peau de justesse. L'an dernier, on termine quart de finaliste. Même si on voudrait faire encore mieux, ce ne sera pas en vendant notre âme. Sur huit clubs pouvant sportivement prétendre à l'accession en Pro D2 au moment des play-offs, deux ou trois maximum pourraient l'assumer. Alors soit tu as un portefeuille à 6 millions d'euros comme Rouen, soit tu mises sur tes hommes : des JIFF (ndlr : joueurs issus des filières de formation), des mecs qui mouillent le maillot pour le collectif. Cela prend sûrement plus de temps, mais quand je vois nos bénévoles, nos partenaires, et bien sûr nos joueurs vivre le projet à 100%, alors je me dis qu’on ne changerait pour rien au monde.

La D1 est désormais prévenue : cette saison, les Eléphants c’est du lourd ! Au pied du podium au terme de la phase aller, le NMF semble taillé pour rivaliser sur la durée. Manager du club et coach adjoint de l’équipe première, Christophe Benmaza dresse un premier bilan à mi-parcours. Et indique la marche à suivre en 2019 : cap sur les play-offs !  

11 matches, 7 victoires, 2e attaque, 2e défense et une 4e place à la clé : à la trêve, les voyants sont décidément au vert ! 
Effectivement, ces indicateurs invitent à l’optimisme. C’est certain : on aurait signé en début de saison pour pareille feuille de route (sourire)… Paradoxalement, quand on analyse nos 4 défaites (toutes par un but d’écart), on peut pourtant trouver ce bilan rageant. Je pense par exemple au revers face à Accès Futsal, au Vigneau. On s’était procuré la balle de break, on aurait pu tuer le match, mais on l’a laissé filer (3-4). Alors certes, nous sommes dans le bon tempo, mais l’équipe reste encore perfectible, notamment en termes de caractère sur nos phases offensives. On a inscrit 46 buts (seul Accès a fait mieux, 55), mais on manque encore de prises de risques et d’initiatives dans les zones les plus hautes du terrain.

Au-delà de ces ajustements à apporter, quels motifs de satisfaction retenez-vous ?
Attention, la balance globale est tout de même positive, j’en veux pour preuve que l’on méritait même de grimper sur le podium, devant Toulon ! Ce que l’on retient surtout avec le staff, c’est que l’équipe fait preuve de nettement plus de constance. Cette saison, on réussit à imprimer un rythme intéressant tout au long du match, c’est la vraie valeur ajoutée. Les renforts estivaux ont tous apporté, qu’ils soient venus de l’extérieur (Vera, Melki, Mingolo, Guerra) ou issus de notre formation (Bourmaud, Kouch). 
Physiquement aussi, le groupe répond présent. On a marqué 16 buts sur nos deux dernières rencontres en 2018 et les 2/3 de nos buts cette saison ont été inscrits en seconde période. Ce n’est pas anecdotique : l’effectif monte en puissance. On se bat au quotidien pour que les gars deviennent petit à petit de vrais athlètes. On va maintenant travailler pour être à 100% au printemps, si l’on mérite de disputer les play-offs…

Vous ne pouvez plus vous cacher : le NMF entend donc s’immiscer dans la course au titre…
Prétendre au top 4 est un sacré pas en avant. Le classement l’atteste : nous sommes bien positionnés et nous lutterons certainement avec Béthune, le Sporting et Garges pour obtenir ce précieux sésame. La trêve hivernale est tronquée, car la D1 va très rapidement reprendre ses droits. En ce sens, ce début d’année sera capital pour continuer de talonner les 3 formations du podium. En janvier, on va passer un vrai test en accueillant le leader et Champion en titre (KB United). A l’aller, on avait réalisé notre meilleure prestation, et ce match s’était joué sur des détails (défaite 4-3). Cette fois, les contrarier encore davantage nous permettrait d’affirmer notre statut de candidat crédible. Il pourrait clairement s’agir d’un tournant…

Cet élan, le ressentez-vous également dans les autres strates du club, dans votre costume de manager ?
En coulisses aussi, l’institution grandit. En un an et demi d’existence, le NMF a parcouru du chemin et dégage aujourd’hui une véritable identité. Notre projet de formation s’accroit, la prise en charge de nos joueurs est incomparable et les résultats s’en ressentent, à l’image des récentes convocations de Chriraa, Bourmaud, Kouch et Beliard en sélections U19 et U21, ou encore de nos sections sportives scolaires qui se mettent en place. Sur le volet événementiel, notre Mondial Futsal change de visage et fédère de nouvelles énergies, le public adhère. Aujourd’hui enfin, on fait cohabiter 25 partenaires actifs dans notre club entreprises, animés par la fierté de s’associer à la promotion de notre discipline, de nos couleurs.

Mercato
Fernandito débarque dans la cage

Pour remplacer numériquement Jérémie Levesque, qui arrivait en fin de cycle au club, les dirigeants ont opté pour le portier espagnol Fernando Fort Balfagon, qui intégrera l’effectif début janvier, en provenance du club italien de Matera. Agé de 21 ans, il formera donc un tandem avec son compatriote et ainé Juan Carlos Ordonez (37 ans). « Fernando arrive en complément de Juan Carlos, qui monte en puissance, et pourra lui transmettre toute son expérience. Il était important d’avoir un binôme compétitif à ce poste clé. On l’a recruté pour ses qualités techniques, mais aussi pour son profil humain. Il devrait se fondre rapidement dans le groupe », atteste Christophe Benmaza.

Chef de défense, âme forte dans le vestiaire et sur le terrain, Rock Feliho est arrivé de Balingen (Bundesliga) à l'été 2010 avec l'envie de voir le navire nantais prendre la bonne vague. Juste avant Noël, le taulier a décidé de prolonger son contrat pour une année supplémentaire, soit jusqu’en juin 2020. A minima…

 

ll s’en passe des choses, en une décennie de vie. Le capitaine du HBC Nantes n’y a pas échappé, connaissant ses plus fortes émotions de sportif mais également d’homme, depuis son arrivée sur les bords de Loire. « Finalement, je suis désormais un véritable Nantais ! C’est vrai que dans tous les domaines de ma vie, tout a changé ici. Déjà, parce que je suis devenu père… Deux fois. Mes garçons sont tous les deux nés ici, ce qui m’ancre encore plus dans cette ville que j’aime beaucoup. J’y ai acheté ma maison aussi. Et puis, même si j’ai eu des propositions, Nantes a toujours été ma priorité. »
Il y a, bien sûr, eu cette minuscule parenthèse estivale du côté de Toulouse en 2012, rapidement refermée suite à des soucis financiers pour le FENIX. De quoi finalement écrire pour ce guerrier (élu à 4 reprises meilleur défenseur de l’élite !) une longévité exceptionnelle dans le milieu professionnel. « Effectivement, c’est assez rare… Et cela n’était pas spécialement prévu. Je savais toutefois que le club allait devenir quelque chose de grand. J’étais venu pour ça, même si honnêtement je ne pensais pas que cela durerait aussi longtemps entre le H et moi (rires) ! Vu mon poste, j’ai bien conscience qu’à 36 ans je suis en forme, que j’ai été relativement épargné et ça, c’est aussi une question de chance… Un mec qui te tombe sur le genou, tu ne peux pas contrôler. Pour le reste, je pense avoir fait tout ce qu’il fallait pour être capable de tenir mon rang, encore. »
Aucune lassitude donc, pour celui qui est devenu défenseur exclusif, alors qu’à son arrivée il lorgnait encore… du côté de la cage adverse. « Je suis fier de me dire que je serai en passe d’entamer une dixième saison ici. Il a toujours fallu se mettre au niveau, progresser, évoluer et m’adapter individuellement pour l’équipe. Mais ce sont justement tous ces challenges qui m’ont donné cette envie de durer. L’autre moteur fut également cette ferveur grandissante autour de nous…»
Le poison des pivots adverses, dont il garde pour certains une tendresse particulière, n’a donc pas fini de poser des problèmes aux générations prenant la suite des Issam Tej et Grégoire Detrez...

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