Appelé en renfort pour apporter une nouvelle densité à la base arrière, l'international norvégien retrouve au passage la LNH, quittée il y a trois saisons après une expérience dunkerquoise bouclée sur un titre de champion.

Les voyages forment la jeunesse et, surtout, l'épanouissement personnel. A voir aujourd'hui évoluer Espen Lie Hansen, ses pérégrinations depuis son départ de l'Hexagone semblent n'avoir eu que des côtés positifs. On se souvient d'un joueur plutôt dans la retenue, se livrant peu. Le gaillard a désormais conforté sa place au sein de la sélection nationale avec autorité (en témoigne son superbe Mondial en France en 2017, conclu par une médaille d'argent) et repose depuis un mois avec bonheur ses baskets sur les parquets de LNH. « Je le trouve épanoui et beaucoup plus ouvert que lors de nos années dunkerquoises », confirme Julian Emonet, l'ailier l'ayant côtoyé sous le maillot de l'USDK. « Je suis également étonné par son niveau de français : il comprend toujours très bien, même s'il n'ose pas encore vraiment le parler. »

L'arrière venu du froid a su faire fondre la glace et se livrer un peu plus, un sacré atout lorsque l'on débarque dans la très chaleureuse ambiance nantaise. « Je suis le seul à jouer au handball dans ma famille ! Mon père a joué au basket et je me suis retrouvé à choisir le hand pour le côté fun. Tu cours, il y a toujours plein de buts. J'ai également fait du foot », concède le natif de Drammen, au Sud-Est de la Norvège, « mais le manque d'actions a rapidement fait pencher la balance de l'autre côté ! Cela compte quand tu as sept ans. Et puis l'hiver c'est plus sympa : je gardais le foot pour l'été (rires) ! »

« Montrer ici le même Espen qu'en sélection »

Un hyperactif, fan de sports nautiques également, qui reconnaît avoir l'esprit de compétition pour tout, tout le temps... dans tous les domaines. Handball, jeux de société, cuisine ou ménage : rien n'échappe au tempérament gagneur du jeune homme. « Cela a le don de fatiguer ma copine... mais je ne peux pas m'en empêcher ! »

Alors, quand il a été question de relever le challenge violet, même si c'est allé très vite, l'ancien joueur de Magdebourg n'a pas longtemps hésité. Même s'il sait qu’il devra adapter son style de jeu lorsqu'il navigue entre le maillot de la sélection nationale et celui, désormais, du H. « J'ai probablement un style très … norvégien et qui donne donc sa pleine efficacité sous la tunique de mon pays. On court beaucoup... tout le temps ! Et puis, on se connaît… Là je débarque, il faut que j'intègre tous les systèmes. Peut-être que je pourrais davantage montrer le Espen de sélection une fois que tout aura été digéré ! J'ai été super bien accueilli par tout le groupe. Bon, ils sont un peu fous... mais c'est un paramètre commun aux équipes françaises, non (rires) ? »