Si je me sens bien dans un club, je préfère m'y ancrer. Je ne suis pas du genre à vouloir me balader à droite à gauche tous les ans. J'ai d'ailleurs signé 2 saisons au NBH.

Après 2 années avec Neno Asceric à Lille, vous vous retrouvez dans ses pas, ici. Comment cela s'est décidé pour vous ?

En fin de saison, chaque joueur a eu son entretien avec le coach. Au moment où cela s’est fait, il ne savait pas encore officiellement où il allait atterrir, mais il m'a dit qu'il aimerait continuer avec moi sur son nouveau projet. Il avait évoqué Nantes, moi j'ai cherché de mon côté. Et puis, au final, cela m'a semblé simplement être la meilleure des propositions que j'ai pu recevoir.

C'est une belle marque de confiance qu'il vous ait rapidement intégré à ses nouveaux objectifs…

Je n'accorde vraiment pas facilement ma confiance. Neno est quelqu'un de droit, honnête et franc. C'est probablement, au-delà de ses compétences basketballistiques, ce que j'aime profondément chez lui. Je me considère comme un joueur d'effectif. J'aime donner aux autres et je pense que c'est ce qu'il recherche pour compléter sa paire de meneurs.
Il suffit de regarder sur les 3 dernières saisons, chaque année, son équipe est cohérente. Il ne se trompe que très rarement dans ses choix humains, et cela se traduit par un basket efficace.

Vous avez effectivement un profil très complémentaire avec Jamar Diggs…

Nous avons notre style, cela équilibre parfaitement les points forts et points faibles de chacun. On se rend compte qu'au fil des matches cette complémentarité s'affine. C'est aussi bon pour nous que pour l'effectif.

Vous arrivez à Nantes à 25 ans, en pleine possession de vos moyens physiques. Quel regard portez-vous sur votre trajectoire ?
Déjà, que j'ai clairement évolué… Et pour moi ce n'est pas une question d'âge. La progression que j'ai connu toutes ces dernières années en tant que joueur me donne la motivation pour me dire qu'il n'y a pas de limite à ce niveau. Et justement, avec Neno, qui est extrêmement exigeant dans le travail, l’évolution est primordiale. Il entend toujours tirer le maximum de ses joueurs, cela ne fait que booster encore davantage mon envie personnelle.

Vous aviez - avant d'arriver à Lille - goûté à de très jolies choses avec Orléans, en Pro A !

C'est vrai que mes 3 années orléanaises ont été un véritable accélérateur de croissance pour moi. Après une année un peu galère en espoir, j'ai intégré le groupe professionnel où j'ai pu un peu plus m’exprimer, avec un temps de jeu plus conséquent. J'ai été bien entouré pour progresser, j'ai eu beaucoup de chance là-dessus : cela m'a certainement fait grandir plus vite. Connaître une demi-finale de Pro A a été un sacré moment ! A Lille, tout était différent, on nous considérait comme outsiders. L'arrivée de Neno a amené un état d'esprit qui me va bien : les équipes n'étaient pas rassurées à l'idée de venir jouer sur notre parquet !

C'est un sentiment qu'il faut que Nantes inspire également !

Complètement ! Il y a toujours des salles dans un championnat où les adversaires ont peur de se déplacer. Alors on travaille pour endosser ce rôle cette année !

Comment se passe d'ailleurs votre adaptation ?

Très bien, Nantes est vraiment une très belle ville. J'étais très attaché à Lille, où j’avais beaucoup de repères, en dehors du basket. A l’origine, cette vie une fois sorti de la salle, je ne m'y intéressais pas obligatoirement. Puis je me suis ouvert à autre chose, en enlevant mes œillères, grâce notamment à un joueur en particulier, Yohann Sangaré, lors de son passage à Orléans (2011-2012). On discutait beaucoup, il me parlait de livres, de films, bref de plein de choses qui m'ont donné le goût d'une culture générale à enrichir. J'ai gardé toutes ses habitudes, et aujourd'hui c'est nécessaire à mon équilibre.

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